L'apnée du sommeil peut prédire le taux de mortalité, selon une étude

Une nouvelle étude a révélé que la durée d'événements respiratoires anormaux pouvait être un meilleur prédicteur du risque de mortalité chez les femmes Hommes. L'apnée du sommeil obstructive (OSA) est l'arrêt temporaire de la respiration pendant le sommeil. Matthew P. Butler, l’auteur principal de l’étude, aurait déclaré que ce résultat semblait contre-intuitif, car on pouvait s’attendre à ce que les longues périodes de non-respiration soient plus sévères. Par ailleurs, des périodes plus courtes de perturbation de la respiration indiquent un seuil bas d'éveil, qui serait associé à une fragmentation du sommeil, à un tonus sympathique élevé et à un risque accru d'hypertension.

La nouvelle recherche a été publiée dans l'American Journal of Medecine Respiratory and Critical Care Medicine. Les participants qui participaient à la recherche avaient des apnées courtes et des hypopnées (respectivement des respirations arrêtées et des respirations superficielles) risquaient davantage de mourir au cours d'une décennie de suivi.

Des études antérieures ont montré que l'indice d'apnée-hypopnée (AHI), la mesure la plus largement utilisée de la gravité de l'apnée du sommeilest lié à la mortalité et aux maladies cardiaques. Toutefois, selon les recherches récentes, l'IAH reste une mesure grossière de la sévérité de l'apnée du sommeil et n'est pas un bon prédicteur de risque pour les femmes.

Les auteurs ont écrit que la durée de ces événements est facile à déterminer à partir des mêmes études de polysomnographie que celles que les patients subissent maintenant pour mesurer l'AHI.

Ils ont analysé les enregistrements de 5 712 adultes (âgés de 63 ans en moyenne) ayant participé. Cette étude basée sur la communauté a recruté un nombre à peu près égal d'hommes et de femmes et les a suivis pendant 11 ans.

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L'étude a révélé que le risque de décès était 31% plus probable chez les participants dont la respiration avait duré le moins longtemps et que cette association était la plus forte chez les participants présentant une apnée du sommeil modérée, mesurée par l'AHI. Dans ce groupe, le risque de décès était accru de 59% chez les participants dont la respiration était la moins longue possible.

Les résultats indiquent qu'il peut exister plusieurs mécanismes par lesquels l'apnée du sommeil entraîne une augmentation de la mortalité et la nécessité de mesurer plusieurs caractéristiques associées à la survenue d'une apnée. En particulier, des apnées de différents types et de différentes durées peuvent entraîner des conséquences néfastes pour la santé.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent un phénotype d'AOS pouvant être codé génétiquement. Ils ajoutent que d'autres études ont montré que la durée des événements respiratoires est très héréditaire et que les événements respiratoires anormaux plus courts sont plus fréquents chez les femmes.

    

Publié le 20 octobre 2018 à 23h27

        
            
        
        

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