Une étude montre que lorsque nous voyons quelqu'un souffrir, notre cerveau active les régions tactiles et émotionnelles comme si nous étions nous-mêmes en souffrance

Aider les autres dans le besoin société. Il est intuitif de croire que nous aidons les autres parce que nous partageons leur douleur avec empathie. Les neurosciences montrent que lorsque nous voyons quelqu'un souffrir, notre cerveau active les régions tactiles et émotionnelles comme si nous étions nous-mêmes en train de souffrir.
Selene Gallo de l'Institut néerlandais des neurosciences a exploré la possibilité de modifier l'activité dans ces régions tactiles du cerveau. la douleur des autres altérerait la volonté d'aider les gens.
Les résultats étaient d'une grande importance pour comprendre notre nature humaine sociale et pour trouver des traitements pour les pathologies, comme les psychopathes.
Pour répondre à la question, chercheurs du Social Brain Lab , dirigé par Valeria Gazzola et Christian Keysers ont donné aux participants l'occasion de réduire la douleur d'une victime recevant un coup sur sa main. Ils pouvaient réduire la douleur en abandonnant de l'argent qu'ils auraient pu ramener à la maison pendant que leur activité cérébrale tactile était mesurée et altérée.
Les chercheurs ont utilisé l'électroencéphalographie, une méthode pour enregistrer l'activité électrique du cerveau chez des sujets humains sains. Avec cette méthode, ils ont constaté que l'activité dans les cortex tactiles augmentait lorsque les participants augmentaient leur don.
Plus tard, ils ont modifié l'activité cérébrale en utilisant la neuromodulation. Normalement, les participants ont donné plus d'argent quand la victime a éprouvé plus de douleur. Mais en interférant avec l'activité tactile, deux phénomènes apparentés ont été observés: (a) les personnes devenaient moins capables de percevoir la douleur de l'autre et (b) elles n'adaptaient plus leurs dons de façon appropriée aux besoins de l'autre. Les résultats suggèrent que nos cortex tactiles, principalement évolués pour percevoir le toucher et la douleur sur notre corps, ont une fonction sociale importante. Ils ont contribué à la prise de décision prosociale en aidant à transformer la vue des lésions corporelles en un sentiment précis de la souffrance de la victime. Ce sentiment était nécessaire pour adapter notre aide aux besoins des autres.
Fournir un lien entre l'empathie pour la douleur et le comportement prosocial au niveau neural était crucial pour comprendre notre nature humaine sociale et cibler les approches pharmacologiques pour traiter les pathologies dans lesquelles ces mécanismes dysfonctionnement, par exemple chez les psychopathes individuels ou chez les enfants ayant des traits calleux-non émotionnels.
Les résultats de l'étude sont publiés dans la revue eLife. (ANI)

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Publié: 27 mai 2018 16:42

        
            
        
        

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